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Le 07 Mai 2026
Aujourd’hui, le député provincial John Fraser, chef par intérim du Parti libéral de l’Ontario, a publié la déclaration suivante concernant l’accord conclu par Metrolinx avec Craft Development Corporation et Carmine Nigro au sujet des droits aériens.
C’est presque incroyable, mais après tout, nous parlons du gouvernement Ford, réputé pour sa malhonnêteté. Un gouvernement si connu pour favoriser ses amis et ses donateurs à chaque occasion que les Ontariens n’en sont même plus surpris. Mais cette affaire est particulièrement décourageante.
Carmine Nigro, un proche de Ford et promoteur immobilier milliardaire lié au scandale de la Ceinture de verdure, a intenté un litige contre Metrolinx pour réclamer jusqu’à 500 millions de dollars au titre de droits aériens que sa société n’avait même pas entièrement acquis. Selon les informations rendues publiques, la transaction concernant ces droits n’était toujours pas conclue lorsque Metrolinx est intervenue pour les exproprier.
Et malgré cela, Metrolinx a conclu un accord à l’amiable en toute discrétion. L’organisme refuse de révéler le montant des fonds publics qui ont changé de mains, mais il a tout de même conclu un accord — dans le cadre d’une transaction secrète portant sur des terrains que Nigro n’a jamais réellement possédés.
Voyons qui est Carmine Nigro. Il a été choisi par Doug Ford pour occuper le poste de président de la LCBO, nommé au conseil d’administration d’nvestissements Ontario et désigné président de la Société de l’Ontario Place. Il a également occupé auparavant le poste de vice-président du Fonds du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario. Il était assis à la table de Doug Ford lors du mariage de sa fille. On ne pourrait pas brosser un portrait plus clair d’une personne étroitement liée à ce premier ministre et à son cercle restreint.
Et les Ontariens ont tout à fait le droit de se demander comment tout cela a commencé. En 2018, la société de M. Nigro a conclu un accord pour acquérir ces droits aériens. Des années plus tard, Metrolinx les a expropriés, et aujourd’hui, le gouvernement a secrètement réglé un énorme litige lié à ces mêmes terrains. Cette chronologie soulève de sérieuses questions sur qui savait quoi, et quand.
Nous devons maintenant nous demander : le premier ministre a-t-il ordonné à Metrolinx de conclure un accord ? A-t-il donné la priorité à l’obtention du meilleur accord possible pour son ami, plutôt qu’à la protection des fonds qui devraient servir à améliorer les transports en commun pour les Ontariens ? À quel montant leur a-t-il demandé de s’en tenir ?
Avec Doug Ford, c’est toujours la même histoire : les initiés s’enrichissent tandis que la responsabilité disparaît. Vous pouvez parier que ce gouvernement traînera les pieds pour révéler le montant de l’accord, ou qu’il continuera simplement à rejeter la responsabilité sur Metrolinx. Il fera tout son possible pour ne pas être mis en cause à ce sujet.
Mais nous sommes à l’écoute. Nous voyons les schémas se dessiner. Nous mènerons une enquête, même si nous ne pouvons pas utiliser notre droit d’accès à l’information pour le faire. La vérité sera révélée.
