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Le 13 mars 2026
QUEEN’S PARK, ON — Aujourd’hui, la députée provinciale Stephanie Smyth, porte-parole libérale de l’Ontario en matière d’éthique, d’intégrité et de responsabilité, a publié la déclaration suivante concernant le démantèlement par Doug Ford de la Loi sur l’accès à l’information et la protection de la vie privée:
Il s’agit de liberté d’information, et non de liberté vis-à-vis de l’information.
Aujourd’hui, Doug Ford a annoncé aux Ontariens une chose surprenante : il estime ne pas leur devoir de transparence, de responsabilité, ni même la vérité. Quand on doit réécrire une loi vieille de quarante ans juste pour dissimuler ses propres scandales, c’est qu’il y a un grave problème.
La question est donc la suivante : que cache Doug Ford ? S’agit-il de ses relevés téléphoniques ? De l’enquête en cours de la GRC sur le scandale de la Ceinture de verdure ? Des preuves que l’argent des contribuables a été distribué à des initiés par le biais du Fonds pour le développement des compétences ? Ou essaie-t-il d’anticiper de futures révélations avant que les Ontariens ne puissent les découvrir ?
Il ne s’agit pas de protéger l’Ontario. Il s’agit de protéger Doug Ford. Les Ontariens s’inquiètent des délais d’attente dans les hôpitaux, de la hausse des coûts et du logement — mais le premier ministre ne se soucie que de se protéger lui-même.
Les demandes d’accès à l’information constituent un mécanisme fondamental de contrôle et d’équilibre qui a permis de révéler des scandales d’intérêt public réel — de la ceinture de verdure au Fonds pour le développement des compétences, de l’Ontario Place au Centre des sciences, du tristement célèbre Stag and Doe du premier ministre aux questions concernant ses propres relevés téléphoniques.
Les demandes d’accès à l’information ne sont pas réservées aux journalistes ou aux politiciens. N’importe qui peut en déposer une. C’est l’un des outils les plus fondamentaux dont disposent les citoyens pour demander des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir.
Aujourd’hui, Doug Ford veut allonger les délais d’obtention des réponses et exempter rétroactivement le premier ministre, les ministres et leurs cabinets de tout contrôle — alors même que la Loi protège déjà la confidentialité du cabinet.
Les bons gouvernements sont favorables à la transparence. Ce gouvernement malhonnête la fuit. Il est temps de mettre un terme à l’ère de secret et de laisser la vérité parler plus fort que ses manoeuvres de dissimulation.
