Le ministre Calandra pense en savoir plus que les élèves, les familles, les enseignants… et tout le monde

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Le 27 avril 2026 

QUEEN’S PARK, ON — John Fraser, chef intérimaire du Parti libéral de l’Ontario et porte-parole en matière d’éducation, a publié la déclaration suivante à la suite de la comparution du ministre Calandra devant le Comité permanent de la politique sociale au sujet du projet de loi 101 : 

Aujourd’hui, le ministre de l’Éducation a témoigné devant le comité au sujet du projet de loi 101, et il est apparu clairement qu’il ne comprenait pas les problèmes auxquels sont confrontés les élèves et les familles dans nos écoles. 

J’ai interrogé le ministre sur les trois principales causes d’absentéisme dans nos écoles, et il n’a pas su répondre. Le ministre a également reconnu l’existence d’un problème de santé mentale dans nos écoles sans proposer aucune solution. 

Le fait est que le projet de loi 101 ne fait rien pour s’attaquer aux véritables problèmes auxquels les élèves sont confrontés. La solution à l’absentéisme n’est pas d’en faire un élément plus important de la note finale des élèves. Si nous ne nous attaquons pas aux causes profondes et que nous nous contentons d’en faire un élément plus important de la note finale, nous finirons simplement par voir les notes des élèves baisser. 

Ce projet de loi n’ajoute pas un seul enseignant, un seul assistant pédagogique ou un seul professionnel de la santé mentale à nos écoles. Il ne réduira pas la taille d’une seule classe. Il ne renforcera pas l’éducation spécialisée d’un seul enfant. Il ne rendra pas la salle de classe d’un seul enfant plus sûre. 

Le ministre Calandra complique trop les choses. Si vous n’arrosez pas une plante, elle se flétrit. Si vous ne financez pas l’éducation, les élèves en souffrent et cessent de venir en classe. C’est pourquoi l’absentéisme est à ce niveau. 

Au lieu d’écouter les témoins experts en comité, le ministre a pris l’initiative inhabituelle de les interroger. C’est une preuve supplémentaire qu’il pense en savoir plus que les experts et qu’il croit pouvoir diriger toutes les écoles de l’Ontario depuis son bureau à Queen’s Park. 

Des problèmes importants ont également été soulevés concernant l’enseignement en français. Interrogé à ce sujet, le ministre a refusé de répondre. 

Je suis profondément préoccupée par ce projet de loi. Le ministre ne s’attaque pas aux défis fondamentaux auxquels sont confrontées nos écoles francophones. Tel qu’il est rédigé, ce projet de loi risque de porter atteinte au droit constitutionnel des francophones de gérer et de gouverner pleinement leur propre système d’éducation, une situation qui exposerait cette législation à une sérieuse contestation constitutionnelle , a déclaré la députée provinciale Lucille Collard. 

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