Le système d’enseignement postsecondaire de l’Ontario en crise : alourdir la dette des étudiants coûtera cher à l’Ontario à long terme

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Le 12 fevrier

TORONTO, ON – Aujourd’hui, Tyler Watt, député provincial de Nepean et porte-parole libéral de l’Ontario en matière de formation, de collèges et d’universités, a publié une déclaration en réponse à l’annonce par le gouvernement d’un nouveau modèle de financement pour les étudiants et les établissements d’enseignement postsecondaire de l’Ontario.

« Même s’il est réjouissant de voir ce gouvernement reconnaître enfin une crise qu’il a lui-même provoquée, il a maintes fois laissé tomber les étudiants de cette province, et l’annonce faite aujourd’hui concernant le sous-financement s’inscrit dans la continuité de cette tendance.

Au cours des derniers mois, j’ai visité des campus à travers la province et rencontré des étudiants de niveau postsecondaire, des professeurs et des membres du personnel. Ces conversations brossent un tableau clair et inquiétant : le système d’enseignement postsecondaire de l’Ontario est en crise.

Même avec les changements annoncés aujourd’hui, le modèle de financement proposé continue d’exercer une pression financière sur les étudiants et rend l’enseignement postsecondaire moins abordable et moins accessible pour les familles de l’Ontario.

À l’heure où les étudiants sont confrontés à la hausse des loyers et des factures d’épicerie, le gouvernement actuel alourdit leur fardeau au lieu de l’alléger.

« Sous le précédent gouvernement libéral de l’Ontario, le programme OSAP a été restructuré afin de privilégier les bourses plutôt que les prêts, garantissant ainsi aux étudiants d’obtenir leur diplôme avec moins de dettes. Cette approche reconnaissait que l’accès à l’éducation devait être basé sur les capacités et l’ambition, et non sur la situation financière de la famille.

« La décision de Doug Ford de plafonner les bourses du RAFEO à 25 % va fondamentalement à l’encontre de ce principe. Ce soi-disant « rééquilibrage » détourne le soutien des bourses pour le réorienter vers les prêts, ce qui signifie que les étudiants obtiendront leur diplôme avec plus de dettes à un moment où le coût de la vie atteint déjà des sommets historiques.

Cela n’affecte pas seulement les diplômés individuels. Cela affecte la main-d’oeuvre future de l’Ontario, notre croissance économique et notre compétitivité. Imposer davantage de dettes à la prochaine génération n’est pas une stratégie économique viable. Il s’agit d’une politique à courte vue qui coûtera cher à l’Ontario à long terme.

« L’Ontario offre le financement postsecondaire par étudiant le plus bas au Canada, ce qui met les collèges et les universités dans une situation précaire. Il en résulte plus de 600 suppressions de programmes et plus de 10 000 licenciements, ce qui compromet notre capacité à former la prochaine génération. L’Ontario a besoin d’un financement durable qui permette de maintenir l’accessibilité financière de l’éducation et de protéger les emplois, les programmes et la croissance économique. »

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